Formateur en hypnose : interview de David Vigneron

Formateur en hypnose : interview de David Vigneron

Formateur en hypnose, qu’est-ce que c’est ?
Eh oui ! On s’interroge beaucoup sur l’hypnose, l’hypnoanalgésie ou l’hypnothérapie, mais on ne s’intéresse que très peu aux formateurs en hypnose.

Aujourd’hui je souhaiterais vous présenter David Vigneron, un spécialiste de l’hypnose de nord de la France, qui a un parcours atypique et très intéressant.

J’ai eu l’occasion de rencontrer David de manière numérique grâce à la magie d’Internet (et grâce à ce blog, 😉 ) et j’ai eu un vrai coup de cœur pour ses formations, notamment celle pour arrêter de fumer ou celles pour devenir hypnothérapeute.
En testant moi-même les formations et en découvrant la qualité de son travail, j’ai découvert un vrai pédagogue, très professionnel et très expérimenté et j’ai donc eu envie de vous le faire découvrir ici, dans cet article.

De plus, son parcours me semble vraiment intéressant, car David Vigneron s’est “cherché” pendant de nombreuses années, avant de devenir le formateur en hypnose qu’il est aujourd’hui. Il a tout d’abord été infirmier diplômé d’État, avant de devenir formateur en hypnose clinique, spécialisé notamment dans la prise en charge des douleurs chroniques.

David Vigneron, formateur en hypnose

Salut David ! Tout d’abord, pourrais-tu te présenter et nous expliquer ce qui fait un bon formateur en hypnose ?

David Vigneron formateur en hypnose
David Vigneron

Je suis David Vigneron. Je suis infirmier de formation. 

Pour moi formateur en hypnose c’est d’abord quelqu’un qui a de l’expérience et qui lui-même est déjà très bien formé en hypnose. Et c’est quelqu’un aussi qui cumule des compétences en pédagogie et en communication. Parce qu’on doit être capable de véhiculer un message et surtout de transmettre un savoir, un savoir-faire et un savoir-être.

Donc, tout ceci constitue les qualités d’un bon formateur en hypnose.

À partir de quel moment as-tu commencé à t’intéresser à l’hypnose ?

C’est lors d’une nuit de travail à l’hôpital en tant qu’infirmier que j’ai eu le déclic pour l’hypnose.

J’ai été confronté à un patient qui était atteint d’un cancer de l’estomac pour lequel on était démuni médicalement parlant au niveau des antalgiques (ce sont des médicaments destinés à lutter contre la douleur).

Ce patient ressentait vraiment beaucoup de douleurs et le lendemain, je tombe sur le Journal Télévisé qui parle d’hypnose. J’ai trouvé cela interpelant parce que je ne croyais pas du tout en l’hypnose…

Sauf que les gens qui étaient interviewés dans ce reportage étaient des gens de mon milieu (infirmier, médecin, sage-femme, etc.).

Je me suis dit : « Ben, tiens pourquoi ne pas s’y intéresser ? »

Ensuite, je me suis formé à Paris pour deux semaines à 2000 euros. Au début en réalité, je ne voulais pas vraiment apprendre l’hypnose, je voulais surtout découvrir où était la supercherie.

Et j’ai découvert qu’il n’y avait en fait pas de supercheries et que c’était simplement une formidable méthode. Je n’avais rien appris de tout ça pendant mes études, pourtant il y a tellement de possibilités avec cette méthode par rapport à la gestion de la douleur, du stress, des phobies !

Je me suis donc formé et je me suis spécialisé dans les douleurs, le tabac et le stress. Et puis après je suis devenu formateur. Voilà mon parcours un petit peu atypique.

Formateur en hypnose clinique, hypno-antalgie, hypno-analgésie

Quel bilan fais-tu de ton activité d’infirmier et pourquoi as-tu souhaité évoluer ?

Toutes ces expériences, bonnes ou mauvaises, en tant qu’infirmier ont été enrichissantes pour moi et je pense que si je n’avais pas vécu tout ça, je n’aurais pas été le même formateur en hypnose. Donc, le bilan de mon parcours médical est très positif. Cela m’a conduit à faire énormément de liens avec mon activité actuelle de formateur en hypnose et d’hypnothérapeute.

Ce patient malheureux a été le déclencheur. J’ai compris qu’il y avait un fort potentiel en hypnose. J’ai souhaité évoluer parce que j’ai admis qu’il y avait de nombreuses possibilités différentes pour soulager mes patients, en leur apportant un grand confort.

Et aujourd’hui je me dis que même si on ne peut pas tout expliquer concernant l’hypnose au niveau neurologique (des hormones et de tout ce qui se passe), ça n’a pas d’importance parce qu’au final, on voit les résultats et c’est tout ce qui compte. Par exemple, quand je vois un patient qui n’a pas mal sur une ponction lombaire ou une suture, je trouve que j’ai atteint mon objectif et que j’ai fait mon travail encore mieux que si je n’avais pas l’hypnose.

Qu’est-ce qui a retenu ton attention pour ce domaine, au point d’apprendre à pratiquer toi-même ?

Il y a deux choses :

  • Premièrement, on demande au patient de participer c’est-à-dire qu’on inclut le patient dans son parcours de soin. Il devient acteur de sa prise en charge (que ça soit stress, douleur, phobie, etc.).
  • Deuxièmement, on lui donne les outils nécessaires pour qu’il mobilise ses ressources (mentales et physiologiques) qui sont souvent inexplorées ou inexploitées. En fait, on lui donne la possibilité de mobiliser toutes ses ressources qui sont dormantes avec des techniques simples d’hypnose.

Ce sont tous les atouts de cette approche qui m’ont donné envie de sauter le pas, de devenir hypnothérapeute, puis formateur en hypnose.

J’imagine que comme la plupart d’entre nous, ton premier contact avec l’hypnose s’est fait par l’hypnose de spectacle et tout les clichés qu’elle véhicule…

Non, cela ne s’est pas fait ainsi.

J’avais vu quelques émissions de télé où effectivement il y avait de l’hypnose de spectacle mais mon premier contact réel avec l’hypnose en « live », ça a été en formation. Et le premier état d’hypnose que j’ai vécu moi-même était aussi en formation.

Avant ça, je n’ai jamais vu de spectacle d’hypnose et pour le premier spectacle que je suis allé voir, j’étais déjà formé, déjà spécialisé dans les douleurs et je pratiquais déjà à l’hôpital sur les douleurs.

Avais-tu des craintes avant de t’engager professionnellement dans l’hypnose clinique ?

Euh … Pas vraiment … Je n’avais pas vraiment de craintes parce que je gérais déjà toute la partie « douleur » médicalement parlant donc je n’avais pas de craintes parce que j’avais compris que dans le pire des cas, je ne ferais pas mieux mais je ne ferais pas plus de mal non plus.

Je croyais en moi, je croyais en mes patients, je croyais en la technique et dès la première expérience c’était tout simplement exceptionnel !

C’était un monsieur qui avait ce qu’on appelle un PCA (une pompe à morphine) et il faisait à peu près 14 demandes d’anti-douleurs par nuit (c’est la moyenne). Toutes ne sont pas acceptées parce qu’on peut régler le dosage pour ne pas qu’il s’injecte de la morphine sans arrêt. Une nuit, je lui ai fait de l’hypnose et cette nuit-là il n’a fait qu’UNE SEULE DEMANDE. Ça a été absolument extraordinaire pour moi de vivre ça !

De manière générale, même s’il y avait très peu de craintes, elles ont toutes été balayées par cette première expérience magnifique et dont je m’en souviendrais toujours car elle m’a profondément marquée.

Ton entourage a-t-il compris ton choix ?

A 90% oui.
Je parle ici de l’entourage professionnel.

Très souvent quand je faisais des séances d’hypnose, les infirmiers, les aides-soignants, les médecins me demandaient « est-ce que je peux venir avec toi pour regarder ? ».

Il y a une minorité, environ 10%, des professionnels de santé qui étaient fermés et qui ne se sont jamais octroyés cette ouverture d’esprit pour dire si ça marche ou pas. Ils étaient fermés dès le début et ne s’y sont jamais intéressés. Rien de spécial à leur dire à ces gens-là.

Mais globalement, l’entourage a très bien compris. J’ai été magnifiquement accueilli car finalement l’hypnose c’est très scientifique, même si aujourd’hui on n’est pas encore capable de tout expliquer.

Avec le recul, maintenant que tu as pu progresser et évoluer dans le métier jusqu’à ton poste actuel de formateur en hypnose, que penses-tu de la formation que tu as reçue à l’hôpital ?

C’était une très bonne formation. Il faut préciser cependant que toutes les formations que j’ai suivies n’ont pas été bonnes mais en tout cas, si c’était à refaire, je referais exactement la même chose à 200%.

C’est-à-dire que je suivrais les bonnes formations et aussi les mauvaises parce que celles-ci permettent de se rendre compte à quel point les bonnes formations sont sublimes, haha !

Formateur en hypnose

J’imagine que tu t’es beaucoup appuyé sur ton expérience hospitalière lorsque tu es devenu toi-même formateur en hypnose et que la formation que tu as reçue à l’époque t’a forcément influencé.

Oui, ça m’a grandement et fondamentalement influencé surtout par rapport à la prise en charge de douleurs provoquées parce qu’il faut avoir cette culture du soin (quand est ce qu’on pique, quand est-ce qu’on fait mal, quand est-ce qu’on enfonce la sonde, etc.) pour qu’on puisse synchroniser hypnose et soin. 

Les formations que tu as suivies comportaient-elle des lacunes que tu as souhaité corriger dans tes propres formations ?

Oui, beaucoup de lacunes. Mais c’est normal car je n’ai malheureusement pas toujours été formé par des professionnels de santé.

La première lacune est par rapport au conditionnement du patient. Je pense que le conditionnement est fondamental.

Et nous, praticiens en hypnose et professionnels de santé, nous devons conditionner le plus possible avec bienveillance pour que ça se passe le mieux possible.

C’est ce que j’ai corrigé dans mes propres formations, en mettant une attention toute particulière sur ce point : le « Conditionnement bienveillant ». D’ailleurs je vais prochainement sortir une formation qui va aborder spécifiquement tout ceci pour mettre toutes les chances de notre côté à nous, praticiens et consultants, pour réussir.

Ensuite ce que j’ai corrigé c’est la prise en charge de la douleur, du développement personnel, de la gestion du stress et du tabac.

C’est vraiment de se centrer encore plus sur le consultant, sur le patient.

On est dans une relation d’être humain à humain donc il faut être vraiment « plongé dans l’autre » sans chercher à comprendre ou à juger. C’est-à-dire « plongé dans l’autre en se déconnectant des émotions qu’il peut ressentir », parce que sinon on est dans la sympathie et on quitte cette posture professionnelle qu’on doit absolument avoir. Dans ce cas, on perd toute notion d’objectivité par rapport à l’accompagnement.

Je mets un peu la charrue avant les bœufs, parce qu’avant de devenir formateur en hypnose, tu as d’abord pratiqué l’hypnose au sein de l’hôpital où tu étais salarié.
Quelles étaient tes activités alors ?

J’étais infirmier à 100% et dans mes actes d’infirmier (que ce soient des sondages urinaires, des pansements douloureux, des ponctions lombaires, des gestes médicaux, etc.) je faisais, en plus, de l’hypnose.

Ça ne me faisait pas perdre de temps, au contraire, souvent ça m’en faisait gagner.

Mais je n’avais pas, à cette époque-là, un poste d’hypnothérapeute ou de praticien en hypnose dans la mesure où ce n’était tout simplement pas très répandu et que ça n’existait pas encore.

Aujourd’hui encore la quasi majorité des professionnels de santé qui pratiquent l’hypnose sont infirmiers, aides-soignants, kinés, médecins…

Avec l’hypnose c’est la façon de parler au patient que l’on va approfondir.

Quelles types de patients rencontrais-tu au quotidien ?

Alors à cette époque-là, dans mes débuts, c’étaient surtout des douleurs digestives. Il faut savoir que la douleur digestive se caractérise par trois points.

Premièrement, c’est une grosse douleur très forte et longue. Deuxièmement, c’est assez compliquée à gérer médicalement avec les antalgiques parce qu’on doit traiter la douleur, mais aussi éviter les effets secondaires et indésirables donc ce n’est pas évident. Troisièmement, ce n’est pas très gai, mais souvent pour les patients qui vont mourir (cancer notamment) ce sont des douleurs sur des patients qui sont lucides et conscients jusqu’au bout.

Voilà donc quel était mon contexte. Beaucoup de douleurs, pas facile à gérer.

Crois-moi, l’hypnose a été une très grande aide pour moi parce que nous, professionnels de santé, ça nous aidaient à supporter la douleur de l’autre (le patient) car ce n’est pas facile à voir et à supporter, émotionnellement parlant, parce qu’on est que des êtres humains. 

Formateur en hypnose pour le traitement des douleurs

En effet, j’imagine qu’obtenir un outil comme l’hypnose est vraiment un atout dans ce contexte.
Pourquoi as-tu souhaité devenir à ton tour formateur en hypnose ?

Tout simplement parce qu’avant je travaillais au SAMU et j’avais une expérience de formateur depuis 1999 et ensuite une autre expérience de formateur en pédagogie et en communication depuis 2002.

En fait, j’avais d’abord acquis toutes les compétences nécessaires au niveau de la pratique de l’hypnose car j’avais une approche assez atypique de par mon cursus. Mais j’avais aussi cette culture de l’enseignement.

À un moment donné, je me suis rendu compte que j’avais de très bon résultat sur les patients douloureux.

J’en ai discuté avec mes collègues et en discutant je me suis dit un jour « ben, pourquoi pas me mettre à enseigner, à former ? ».

Sachant que j’avais conceptualisé une méthode de gestion de la douleur en cumulant plusieurs méthodes (hypnose, cohérence cardiaque, PNL, etc.), je me suis dit « ben tiens, je vais me lancer et je vais former » car j’avais déjà une longue expérience de formateur.

Et c’est comme ça que je me suis lancé.

Je me souviens aussi que sur ma première formation que j’ai suivie à Paris, au bout de 3 jours de formation je me disais « Quand moi je serais formateur en hypnose, voilà comment je ferais ».

Je me suis donc projeté très tôt sur le métier de formateur en hypnose.

David Vigneron, formateur en hypnose

Pourrais-tu nous décrire les principales qualités qui sont requises pour devenir formateur en hypnose ?

Pour devenir formateur en hypnose, il faut 3 choses.

Premièrement, être un excellent praticien en hypnose bien sûr. C’est fondamental. Excellent praticien veut dire expérimenté. On voit beaucoup de praticiens qui se lancent dans la formation alors qu’ils n’ont que 6 mois d’expérience. Donc, bon praticien, bon technicien et expérimenté.

Deuxièmement, être un bon pédagogue et un bon communicant. C’est fondamental pour que le message passe. Donc, bon praticien expérimenté et bon pédagogue.

Et troisièmement, être tout simplement humble. Ce n’est pas parce qu’on est formateur ou chirurgien ou autre chose avec une renommée qu’on est au-dessus des autres. Absolument pas. Il faut rester humble, on est tous des êtres humains, on a tous à partager. Et comme je le dis très souvent : « Mes meilleurs formateurs étaient mes patients ». Bien souvent j’ai appris beaucoup plus de mes patients que mes formateurs en parlant d’un point de vue des relations humaines et non du point de vue technique.

Formateur en hypnose et hypnothérapie

J’ai présenté quelques-unes de tes formations dans l’article Comment devenir hypnothérapeute.
Que penses-tu des formations concurrentes et pourquoi les tiennes sont-elles meilleures ?

Évidemment, il y a d’autres bonnes formations. D’ailleurs, j’en ai 2 en tête, ce sont mes concurrents les plus directs et ils sont comme moi, formateurs spécialisés dans la prise en charge des douleurs (et en plus de très bons amis). Pour moi la concurrence, ce n’est pas la concurrence dans le sens ennemi.

Par contre, il y a d’autres praticiens qui se lancent dans la formation en hypnose uniquement parce que c’est un bon business (il ne faut pas se voiler la face). Ils sont peu expérimentés, pas pédagogue et font n’importe quoi et là je dis : Attention !

Il faut vraiment faire attention car au bout d’un an, deux ans d’exercice, ils ouvrent leur école de formation (et encore, je dis quand 1 an ou 2 c’est gentil) puis 6 mois après ils sortent leur livre.

Attention à tout ça. Je pense qu’il faut vraiment combiner toutes les qualités que j’ai décrites auparavant.

Combien de personnes as-tu formé depuis que tu es formateur en hypnose ?

Euh… en présentiel, on doit être à peu près à 2 000 personnes je pense. Par contre en ligne, on doit être à 6 000 ou 7 000 à peu près, tous confondu (je ne parle pas que de douleurs).

Quelle est ta plus grande fierté depuis que tu es formateur en hypnose ?

Ma plus grande fierté est de démultiplier mes compétences. Par exemple, 800 personnes vont se former à l’année sur une formation et je sais que potentiellement il y a environ 16 000 personnes qui vont être soulagées grâce à ce que j’enseigne.

Pourquoi ? Parce que chaque personne que je forme parmi les 800 vont, en gros, accompagner 20 personnes par an (un peu plus ou un peu moins) et donc 800 fois 20 ça fait à peu près 16 000.

Et ça c’est vraiment une grande fierté d’avoir un impact considérable et à grande échelle sur l’humanité dans le sens où j’aide à arrêter de fumer, j’aide à avoir moins mal, j’aide à traiter les phobies. Je suis vraiment fier de ma contribution à l’humanité.

Formateur en hypnose et en hypnothérapie

Pourrais-tu nous présenter brièvement tes principales formations ?

On va dire qu’il y a 2 catégories.

Premièrement, les formations qui sont plus destinées à des professionnels, que ce soit de santé ou de la thérapie, donc : 

Des formations de spécialités aussi pour tous ces gens-là telles que l’éducation thérapeutique du consultant (que je vais bientôt sortir dans un mois ou deux), praticien spécialisé en confiance en soi.

Et deuxièmement, des formations un peu plus « grand public » qui peuvent à la fois convenir à ces thérapeutes professionnels de santé mais aussi pour le grand public tel que :

  • La magnifique loi d’attraction que moi j’aborde d’un œil plus cartésien et scientifique
  • La méthode Coué que j’ai remis au goût du jour grâce à toutes les connaissances qu’on a pu acquérir aujourd’hui notamment en neuroscience. La méthode Coué qui est la gestion de stress et que tout le monde devrait suivre parce que le stress touche tout le monde.
  • La neuro-musique. Là c’est plutôt pour les praticiens car il y a des musiques hypnotiques libres de droits d’utilisation.

Et puis, une formation aussi pour tout public qui peut intéresser les thérapeutes également : « Déclic et Réussite ». Là c’est vraiment l’apprentissage des stratégies des réussites parce que réussir ça s’apprend et c’est vraiment utile à tout le monde.

Comment devenir formateur en hypnose et en hypnothérapie : les meilleures formations

Avec ton expérience de formateur en hypnose, peux-tu nous dire quels sont les demandes et les craintes les plus courantes ?

Il y a de tout. Vraiment de tout. Douleurs, stress, phobies, tabac, confiance en soi, préparation d’examen, stress post-traumatique (suite à un viol, un attentat, un deuil pathologique, etc.).

Je dirais juste que ce qui revient souvent, pour moi, c’est les douleurs parce que c’est ma spécialité et que je suis assez connu pour ça ainsi que le sevrage tabagique pour la même raison.

Les craintes de la part des patients et des consultants, il n’y en a pas beaucoup. Tout simplement parce que s’ils nous consultent c’est qu’ils ont un minimum de craintes par rapport à l’hypnose.

Après, on les rassure aussi en leur expliquant qu’on ne va pas aller leur faire faire la poule ou quelque chose comme ça.

Globalement, il y a peu de craintes quand c’est bien expliqué et quand on éduque nos consultants correctement.

Quels sont les avantages à suivre une formation en ligne, plutôt que d’aller voir physiquement un formateur en hypnose ?

Les avantages sont que les formations sont illimitées. Avec un accès illimité. Vous commencez et vous finissez comme vous voulez, ce qui est un énorme avantage (pas de frais liés au transport, restauration, hébergement, etc.).

C’est aussi comme si les gens sont face à moi car il y a, comme en formation, des vidéos, une documentation pédagogique, des audio mp3 et téléchargeables.

Et sur les grosses formations telles que douleurs et praticien en sevrage tabagique, les stagiaires restent en contact direct avec moi parce qu’il y a des groupes privés et ça leur permet de me poser toutes les questions quand ils le veulent, même très longtemps après la formation. Ce qui n’est pas possible, globalement, pour toutes les formations parce que le formateur ne donne pas son mail à tout le monde sans quoi il ne s’en sortirait pas.

Il y a aussi des groupes d’échange avec moi et avec d’autres participants. Ce sont quand même des avantages qui sont hyper précieux. Et enfin, le e-learning se développe de plus en plus et c’est l’avenir. On le voit en médecine (en médecine, ça fait plus d’une dizaine d’années que le e-learning se développe de plus en plus) et c’est pareil dans le milieu de l’hypnose, du développement personnel. Vous pouvez suivre la formation depuis n’importe où et ça c’est quand même top.

Formation d'hypnothérapie en ligne

Quels sont les conseils que tu donnerais à une lectrice ou un lecteur qui souhaite se former pour apprendre à hypnotiser ?

Mon conseil serait de trouver le bon formateur. De ne pas chercher la meilleure école qui a un nom mais plutôt chercher UN formateur parce que c’est le formateur qui enseigne et pas l’école.

Son expérience de praticien en hypnose, son expérience de formateur, de communication, de pédagogie, les retours qu’on a de lui par rapport au bouche à oreille, les témoignages que le formateur peut recueillir (des témoignages réels, parce que c’est facile de créer de faux témoignages).

Pour toutes ces raisons-là, je pense qu’il faut se former avec moi. (*rires)

Est-ce difficile de se mettre à son compte ?

Oui, parce qu’en fait on n’apprend pas à se mettre à son compte.

Et quand on est à son compte, c’est une multitude de métiers qu’il faut apprendre c’est-à-dire la comptabilité, le secrétariat, la création de site internet, la gestion de rendez-vous, l’anticipation de l’année suivante, etc.

Et donc, c’est pas toujours évident et tout ça on ne l’apprend pas alors qu’il faut le savoir. En plus du métier en lui-même donc, il faut prendre en considération tout ça.

C’est pour cela que mes formations proposent souvent un module dédié au lancement ou à l’optimisation de l’activité (avec des outils marketing clés en main par exemple).

Tu sais que sur ce blog on est entre passionnés d’hypnose et on adore les anecdotes ! En as-tu une rigolote ou insolite que tu pourrais nous raconter en lien avec l’hypnose ou ton métier de formateur en hypnose ?

Alors, une anecdote d’abord en lien avec mon métier de formateur. 

Un jour, j’ai eu un stagiaire en formation sur les douleurs (hypno-analgésie en situation de soins). Et en fait, je fais des démonstrations de groupes c’est-à-dire que j’hypnotise tout le monde en même temps parce que je ne peux pas les prendre individuellement (ce serait trop long). Et je vois un monsieur qui était au premier rang et qui part très rapidement en hypnose, qui se cale rapidement à ma voix.

À savoir, j’avais 26 personnes à cette formation donc il faut que je sois concentré sur les 26, c’est un exercice qui est compliqué, mais je le fais à toutes les formations en présentiel. Et lui, il part très vite en hypnose. Il vient me voir pendant la pause et il me dit : « David, il faut vraiment que je te remercie. »

Je lui ai demandé pourquoi et il me réponds « Je pratique l’hypnose depuis 20 ans et jamais personne n’a réussi à me mettre en hypnose. Et pourtant, j’ai été formé par un élève de Milton Ericsson ».

Milton Erickson était le créateur de l’hypnose Ericksonienne.

Il m’a dit « même ce mec-là n’a jamais réussi à me mettre en hypnose et toi, en quelques minutes, tu as réussi à le faire. J’ai jamais vécu ça ».

Ça a été très surprenant, très bizarre et en même temps, on en rigolait parce qu’il a été très réceptif et je ne sais pas trop ce qui s’est passé mais voilà, j’ai ouvert des portes.

Une autre, c’était une dame que j’avais à l’hôpital qui avait des douleurs et puis j’ai fait une séance d’hypnose. Je l’ai fait s’imaginer sous un cerisier avec des cerises qu’elle peut manger, qu’elle peut goûter. Vous voyez un peu le contexte. Et je la vois tendre le bras en l’air vers le ciel comme si elle cueillait une cerise et je la vois manger des cerises virtuellement, intérieurement, mentalement parlant. Elle ouvre les yeux à la fin quand je la réassocie (je la réveille), je lui demande comme c’était.

Elle me répondit : « Les cerises étaient magnifiques, elles étaient super bonnes c’est comme si j’en avais mangé ».

Et voilà, je trouvais ça hyper rigolo et je me suis dit que tout ce que l’on peut imaginer peut devenir notre propre réalité intérieure. C’était dans mes débuts donc je n’avais jamais vécu de choses aussi bluffantes que ça.

Merci beaucoup David pour toutes ces informations très intéressantes et pour avoir partagé avec nous ton parcours et ton expérience de formateur en hypnose ! C’était vraiment très sympa d’échanger avec toi.
Juste, avant de partir, as-tu un livre, un CD ou un film à nous conseiller en lien avec l’hypnose ?

Un CD. Je conseille le mien qui s’appelle Serein’Hypnose. Les musiques sont de Damien Dubois, qui est un excellent auteur compositeur dans tous ce qui est musique de relaxation, très connu en France. Le but du CD c’est l’hypnose avisé, sérénité et gestion du stress. Il est magnifique.

Et le livre que je conseille personnellement pour vous, pour commencer dans l’hypnose, c’est le livre du Docteur Mireille Meyer qui s’intitule 50 exercices d’autohypnose. Il est très bienfait parce que c’est un médecin, elle sait de quoi elle parle, elle est très compétente. Et aussi, elle donne une approche de l’hypnose aux traverses. C’est hyper intéressant parce que ça permet vraiment de découvrir l’hypnose sur un panel assez large. Je recommande ce livre.

Livres d'hypnose

2 réflexions au sujet de “Formateur en hypnose : interview de David Vigneron”

  1. Bonjour,
    Article très intéressant pour comprendre le métier d’hypnothérapeute.
    Mais il y a une question que tu as oublié de poser à David Vigneron :
    Combien peut gagner un hypnothérapeute chaque mois et quel est le prix moyen d’une séance d’hypnothérapie ?
    Est-ce qu’il peut répondre ?
    Merci d’avance
    Brigitte

    • Bonjour Brigitte,
      merci pour votre commentaire 🙂
      Le tarif moyen d’une séance en France varie entre 50€ et 100€ / heure en fonction du praticien, de sa notoriété et de sa ville de résidence (le loyer de son cabinet va influencer également le coût horaire).
      Les gains en fin de mois dépendent ainsi du nombre de consultations qu’ils font et peuvent être très variables. Je ne connais pas le revenu moyen des hypnothérapeutes en France, désolé…

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